Virage à partir des restes du postpunk dans les années 90.
Voici D-Generation (plus tard The Lower Depths), un trio électronique de Manchester incluant Mark Fisher et dont les communiqués de presse contiennent des éléments théoriques annonçant k-punk.
Adorant l’intensité psychédélique/psychotique des groupes freakbeat comme The Eyes, John’s Children, The Creation, mais sans vouloir la recréer. « Psychedelia » signifiant ici un abus de la technologie et donc en 1994, l'utilisation de samplers et de séquenceurs, et non des guitares.
Ainsi leur futurisme psychédélique s’inspirait des musiques ambient et jungle qui étaient, au début des années 90, absolument contemporaines et britanniques. Qualifiant leur breakbeat hardcore de « techno hantée par le fantôme du punk ».
Et au lieu de l’iconographie habituelle du Swinging London ou de la fantaisie anglaise, l'allégeance était prêtée à une tradition sombre et déviante d'anglicité qui inclut The Fall, Syd Barrett, Wyndham Lewis, Powell/Pressburger et Michael Moorcock.
Contrairement aux groupes NWONW et britpop, D-Generation n’oublia pas que « mod » était le diminutif de « moderniste », opposé à la conspiration de la nostalgie et optimiste quand à l’émergence d’une contre-scène avec le postrock.
Sources / pour aller plus loin :
Simon Reynolds, D-Generation - or, the dawn of K-Punk (2018)
Sasha Shilina, Before Hyperstition: D-Generation and the Manufacture of a Counter-Scene (2026)
