Gellius, Archeologie experimentale : la musique grecque antique retrouvée (2011)
A la recherche de la musique de l'antiquité (Bernard George, 2021) :
- The Dark Stuff : L'envers du rock de Nick Kent (2006)
- Les 69 Tribus du Rock de Marc-Alexandre Millanvoye & Tania Bruna-Rosso (2007)
- Au-delà du Rock d'Eric Deshayes (2007)
- Musiques expérimentales de Philippe Robert (2008)
- Great Black Music de Philippe Robert (2008)
- Révolution musicale de Guillaume Ruffat (2008)
Et pour ceux qui se poseraient la question, voici les morceaux utilisés lors du générique de l'émission :
Chanson auto-réflective des Beatles sortie le 25 novembre 1968 sur le White Album.
I do it for me first...Whatever people make of it afterwards is valid, but it doesn't necessarily have to correspond to my thoughts about it, OK? This goes for anyone's 'creations,' art, poetry, song etc. The mystery and shit that is built around all forms of art needs smashing anyway.
I threw the line in - "the Walrus was Paul"- just to confuse everybody a bit more. ... It could have been "the fox terrier is Paul". I mean, it's just a bit of poetry. I was having a laugh because there'd been so much gobbledygook about Pepper - play it backwards and you stand on your head and all that.
Chanson métapop des Byrds sortie en single le 9 janvier 1967.
Le single aviaire est probablement un des plus vieils exemples de pop anti-pop, témoin d'une certaine inquiétude face au devenir du rock en une usine à tubes et stars.
Dans Dialectique de la pop (2018), Agnès Gayraud affirme que cet arrière-goût amer tient à l'heureuse et vicieuse convergence entre un art qui place toute sa confiance dans l'incarnation et l’intérêt d'une industrie qui vend à tour de bras de la « personnalité ». Et ces commodités comptent finalement davantage que la musique dont elles ne sont plus que le prétexte.
L'esthétique pop vise certes la popularité qui rend ses représentants célèbres, mais cette célébrité trahit quelque chose de l’incarnation pop : elle rend substantiel ce qui dans le génie démocratique tenait à des intermittences. (...) A la fin, l'originalité n'en est plus que l'accessoire reconnaissable et dispensable d'une personnalité.
Roger McGuinn précisa finalement quelques années plus tard :
In fact, it isn't as bitter as that. We were thumbing through a teen magazine and looking at all the unfamiliar faces and we couldn't help thinking: "Wow, what's happening … all of a sudden here is everyone and his brother and his sister-in-law and his mother and even his pet bullfrog singing rock 'n' roll." So we wrote "So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star" to the audience of potential rock stars, those who were going to be, or who wanted to be, and those who actually did go on to realize their goals.
Sources / pour aller plus loin :
Simon Reynolds, The Spirit of Radio: Songs About Songs (2022)
Note sur l'influence des musiques modernes avant-gardistes dans le psychédélique.
Après avoir évoqué les racines jazz et indiennes, il convient maintenant de citer quelques courants de musiques dites « savantes » ou « contemporaines », qui ont offert au psyché une certaine technologie au service du dérèglement des sens.
Des musiques concrète et électroacoustique : enregistrements environnementaux, montages sur bande magnétique et bruits utilisés en studio pour créer de nouveaux paysages sonores.
Des musiques minimaliste et électronique : compositions basées sur des boucles hypnotiques et des motifs répétitifs pour rappeler la trance.
Quelques noms cités par les Beatles, Beach Boys, Pink Floyd, Soft Machine ou encore Frank Zappa :
Dans cette interview, Philippe Robert propose une intéressante analogie :
Dans le cinéma, les frères Lumière et Méliès ont chacun ouvert une voie : les premiers, celle de la prose et donc d’un certain réalisme ; le second, celle de la poésie, de la magie. De la même manière, tu peux raconter la musique du XXe siècle en partant des enregistrements de terrain des Lomax (ils seraient les Lumière de la musique) et de L’Art des bruits futuriste de Russolo (un équivalent de Méliès en quelque sorte) : les premiers débouchent sur l’idée de « singer-songwriter » chère au folk-rock ; le second sur les musiques psychédéliques abstraites, électroacoustiques, industrielles, etc.
Voir également la note sur la musique électronique et psyché de la fin des années 60.
Sources / pour aller plus loin :
Note qui proteste en chansons.
Les sixties sont largement considérées comme l'âge d'or de la musique contestataire. Il s'agit indéniablement une période d'intense activisme, autour de diverses causes allant des droits civiques aux mouvements anti-guerre.
Bien que les communautés hippies épousaient le modèle du socialisme
utopique du siècle précédent, la politisation n'était pas une de leurs
priorités. Les consciences politiques se développèrent en réaction à l'actualité et s'intensifia suite à la répression violente de manifestations et émeutes. Les musiciens
emboitèrent le pas.
La contestation musicale trouvait sa source dans les protest songs du folk des années 40, avec Woody Guthrie et Pete Seeger. La pratique fut déblayée et popularisée par les figures engagées du revival folk pour qui la chanson est un symbole de résistance artistique.
Les paroles reflétaient surtout le fossé des générations, les incertitudes de l'époque et une méfiance croissante envers l'autorité dans une société devenant de plus en plus polarisée.
Voir la note sur chansons en opposition à la Guerre du Vietnam.
A côté des marches, des sit-ins et des slogans idéalistes, certains prirent des positions politiques plus radicales, pointant directement le capitalisme, la lutte des classes, l'aliénation et la répression. Appelant même à l'insurrection voire à la révolution.
Dans les limites de l'exercice pop, évidemment.
Le début des années 70 sonna le glas de la contestation en chanson, amorçant une lente anesthésie politique. Jusqu'au militantisme alternatif du punk et du postpunk.
Évoquons la bassiste la plus influente de la pop et du rock.
Issu du jazz, Carol Kaye est devenue au plus fort de ses années de travail en session, membre d’une écurie légendaire de musiciens de studio basée à Los Angeles, surnommée a posteriori le Wrecking Crew. Jouant sur une bonne dizaine de milliers d'enregistrements sur plus de six décennies, cette virtuose versatile fut l'ambassadrice de la basse électrique, qu'elle adopta à partir de 1963, de la pop à la soul, de la Motown à Hollywood.
Voici quelques une de ses participations collant à la thématique du blog.
Brian Wilson : "The best damn bass player in the world."
Paul McCartney : "Pet Sounds was my inspiration for making Sgt. Pepper. I was really blown away with how clever it was and how intriguing the arrangements were. There’s a very interesting bass, it’s always nearly an off beat."
Sting : "Carol taught me more about the bass than is decent."
Peter Hook : "There was this woman bassist in the Motown house band called Carol Kaye. In this song, you hear her over the beginning, fantastic, a very musical bassline. I spent years trying to emulate it, but I was never that good at it."
"Remember to practice a little every day -- that's crucial."