Chanson auto-réflective des Beatles sortie le 25 novembre 1968 sur le White Album.
Ecrite par John Lennon en réactions aux tentatives d'analyse et de recherche de significations cachées dans la musique des Beatles par les fans et les critiques.
Donnant l’apparence d’un deuxième niveau de lecture, se moquant de cette obsession de la surinterprétation et de théorisation, il s'amuse à disséminer des clin d'œil à plusieurs grands succès du groupe :
I told you about strawberry fields
I told you about the walrus and me, man
Lady Madonna trying to make ends meet, yeah
I told you about the fool on the hill
Fixing a hole in the ocean
En 1967, après avoir appris que les chansons du groupe étaient analysées par des étudiants, Lennon répondit à propos de son écriture :
I do it for me first...Whatever people make of it afterwards is valid, but it doesn't necessarily have to correspond to my thoughts about it, OK? This goes for anyone's 'creations,' art, poetry, song etc. The mystery and shit that is built around all forms of art needs smashing anyway.
En 1970, sur Glass Onion plus spécifiquement :
I threw the line in - "the Walrus was Paul"- just to confuse everybody a bit more. ... It could have been "the fox terrier is Paul". I mean, it's just a bit of poetry. I was having a laugh because there'd been so much gobbledygook about Pepper - play it backwards and you stand on your head and all that.
Et avec l'expression « oignon de verre » véhiculant à la fois les idées de transparence et de couches multiples.
Chanson métapop des Byrds sortie en single le 9 janvier 1967.
So you want to be a rock and roll star? Then listen now to what I say Just get an electric guitar Then take some time and learn how to play
Un regard sarcastique, mais assez bon enfant, sur l'ambition et le succès des jeunes groupes de rock. Les paroles se moquent des formations comme les Monkees, manufacturées et assemblées avant même que leurs membres ne sachent réellement jouer de leurs instruments.
And with your hair swung right And your pants too tight, it's gonna be all right Then it's time to go downtown Where the agent man won't let you down
Le single aviaire est probablement un des plus vieils exemples de pop anti-pop, témoin d'une certaine inquiétude face au devenir du rock en une usine à tubes et stars.
Sell your soul to the company Who are waiting there to sell plastic ware And in a week or two if you make the charts
The girls'll tear you apart
Dans Dialectique de la pop (2018), Agnès Gayraud affirme que cet arrière-goût amer tient à l'heureuse et vicieuse convergence entre un art qui place toute sa confiance dans l'incarnation et l’intérêt d'une industrie qui vend à tour de bras de la « personnalité ». Et ces commodités comptent finalement davantage que la musique dont elles ne sont plus que le prétexte.
L'esthétique pop vise certes la popularité qui rend ses représentants célèbres, mais cette célébrité trahit quelque chose de l’incarnation pop : elle rend substantiel ce qui dans le génie démocratique tenait à des intermittences. (...) A la fin, l'originalité n'en est plus que l'accessoire reconnaissable et dispensable d'une personnalité.
Roger McGuinn précisa finalement quelques années plus tard :
In fact, it isn't as bitter as that. We were thumbing through a teen magazine and looking at all the unfamiliar faces and we couldn't help thinking: "Wow, what's happening … all of a sudden here is everyone and his brother and his sister-in-law and his mother and even his pet bullfrog singing rock 'n' roll." So we wrote "So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star" to the audience of potential rock stars, those who were going to be, or who wanted to be, and those who actually did go on to realize their goals.
A noter que Michael Nesmith des Monkees avait écrit (avant le casting) une chanson de rupture, où l'un des partenaires choisit la liberté et l'indépendance, et qui peut être lue sous un angle métapop. Voici la version tubesque par The Stone Poneys (september 1967).
Note sur l'influence des musiques modernes avant-gardistes dans le psychédélique.
Après avoir évoqué les racines jazz et indiennes, il convient maintenant de citer quelques courants de musiques dites « savantes » ou « contemporaines », qui ont offert au psyché une certaine technologie au service du dérèglement des sens.
Des musiques concrète et électroacoustique : enregistrements environnementaux, montages sur bande
magnétique et bruits utilisés en studio pour créer
de nouveaux paysages sonores.
Des musiques minimaliste et électronique : compositions basées sur des boucles hypnotiques et des motifs répétitifs pour rappeler la trance.
Quelques noms cités par les Beatles, Beach Boys, Pink Floyd, Soft Machine ou encore Frank Zappa :
Dans cette interview, Philippe Robert propose une intéressante analogie :
Dans le cinéma, les frères Lumière et Méliès ont chacun ouvert une voie : les premiers, celle de la prose et donc d’un certain réalisme ; le second, celle de la poésie, de la magie. De la même manière, tu peux raconter la musique du XXe siècle en partant des enregistrements de terrain des Lomax (ils seraient les Lumière de la musique) et de L’Art des bruits futuriste de Russolo (un équivalent de Méliès en quelque sorte) : les premiers débouchent sur l’idée de « singer-songwriter » chère au folk-rock ; le second sur les musiques psychédéliques abstraites, électroacoustiques, industrielles, etc.
Les sixties sont largement considérées comme l'âge d'or de la musique contestataire. Il s'agit indéniablement une période d'intense activisme, autour de diverses causes allant des droits civiques aux mouvements anti-guerre.
Bien que les communautés hippies épousaient le modèle du socialisme
utopique du siècle précédent, la politisation n'était pas une de leurs
priorités. Les consciences politiques se développèrent en réaction à l'actualité et cela s'intensifia suite à la répression violente de manifestations et émeutes. Les musiciens
emboitèrent le pas.
La contestation musicale trouvait sa source dans les protest songs du folk des années 40, avec Woody Guthrie et Pete Seeger. La pratique fut déblayée et popularisée par les figures engagées du revival folk pour qui la chanson est un symbole de résistance artistique.
Les paroles reflétaient surtout le fossé des générations, les
incertitudes de l'époque et une méfiance croissante envers l'autorité
dans une société devenant de plus en plus polarisée.
A côté des marches, des sit-ins et des slogans idéalistes, certains prirent des positions politiques plus radicales, pointant directement le capitalisme, la lutte des classes, l'aliénation et la répression. Appelant même à l'insurrection voire à la révolution.
Dans les limites de l'exercice pop, évidemment.
Le début des années 70 sonna le glas de la contestation en chanson, amorçant une lente anesthésie politique. Jusqu'au militantisme alternatif du punk et du postpunk.
Évoquons la bassiste la plus influente de la pop et du rock.
Issu du jazz, Carol Kaye est devenue au plus fort de ses années de travail en session, membre d’une écurie légendaire de musiciens de studio basée à Los Angeles, surnommée a posteriori le Wrecking Crew. Jouant sur une bonne dizaine de milliers d'enregistrements sur plus de six décennies, cette virtuose versatile fut l'ambassadrice de la basse électrique, qu'elle adopta à partir de 1963, de la pop à la soul, de la Motown à Hollywood.
Voici quelques une de ses participations collant à la thématique du blog.
Brian Wilson : "The best damn bass player in the world."
Paul McCartney : "Pet Sounds was my inspiration for making Sgt. Pepper. I was really blown away with how clever it was and how intriguing the arrangements were. There’s a very interesting bass, it’s always nearly an off beat."
Sting : "Carol taught me more about the bass than is decent."
Peter Hook : "There was this woman bassist in the Motown house band called Carol Kaye. In this song, you hear her over the beginning, fantastic, a very musical bassline. I spent years trying to emulate it, but I was never that good at it."
"Remember to practice a little every day -- that's crucial."
Note sur l'influence du jazz dans le psychédélique.
L’apparition d’une avant-garde au sein de la musique populaire remonte au jazz expérimental des années 1940 et
1950, qui servit de bande son au mouvement beat. L’émergence d’un phénomène similaire dans le champ du rock survint au milieu des années 1960, quand le genre devint plus politique et artistiquement ambitieux.
Il fut logique que le rock le plus moderniste chercha alors dans son aïeul le plus défricheur (en particulier modal, free et post-bop) pour y puiser des nouveautés formelles et thématiques,
reflets de leur révolte contre les conventions.
Utilisation de gammes modales et orientales, et de rythmes africains
Voici Les Goths, groupe normand actif de 1965 à 1969. Après deux 45 tours, ils enregistrèrent dans la foulée leur unique album, Rêve de silence, mais celui-ci ne sortit jamais...
... jusqu'à ce que l'acétate oublié refasse surface en 2011 via le label allemand Shadoks Music :
Évidement, nous sommes assez loin de la subculture sombre, ses corbeaux et ses sons réverbérés.
Note sur les débuts de John Peel et son rôle dans la contre-culture britannique.
De retour d'une expérience radiophonique en Californie, avec les groupes locaux et le Summer of Love, John Ravencroft revint au pays en pleines Swinging Sixties. Il embarqua en mars 1967 sur le navire pirate de Radio London et devint « John Peel » et son émission nocturne « The Perfumed Garden ».
Focus sur les groupes de l'underground. Diffusion d'albums en entier. Lecture de poésie et de la presse radicale. Discussion de sujets politiques. Complicité avec les auditeurs.
Rattrapée par la justice, Radio London fut coupée le 14 août 1967. Ci-dessous la dernière du Perfumed Garden :
Rapidement après avoir rejoint a toute nouvelle station musicale de la BBC, Radio 1, des sessions furent organisées pour faire découvrir les nouveaux artistes. Voici quelque-unes enregistrées et diffusées sur les premiers mois :
Année après année, Peel a ouvert les portes de Radio 1 à des artistes atypiques, sous-financés et confidentiels. Défenseur du temps présent et des nouvelles tendances musicales, il promut la quasi-totalité de l'alternatif pendant plus de trois décennies. De la psychedelia à la drum'n'bass, prog, reggae, folk, blues, afrobeat, krautrock, new wave, postpunk, indie, postrock, etc. Peel ne mettait pas de barrière entre les genres, attendant de même de ses auditeurs.
De 1967 à 2004, plus de 4000 Peel Sessions avec plus de 2000 artistes : plus de grande musique populaire produite que n'importe quelle maison de disques !
Pour terminer, branchez-vous sur Dandelion Radio, the internet radio station inspired by John Peel. Independant. Original. Uncompromising.
Après avoir évoqué les aventures d'Alice, continuons sur la littérature enfantine comme sources d'inspiration du psychédélisme.
La spécificité britannique semble résider dans la persistance des mélodies et dans la redécouverte de tout un folklore typique imprégné de l'univers de l'enfance où les nursery rhymes côtoie le non-sens poétique.
Il est fort probablement que le double single Strawberry Fields Forever / Penny Lane (13 février 1967), où les deux faces abordaient le même thème de la nostalgie et de la fantaisie, aida à lancer le culte de l'enfance chez les musiciens de l'underground.
Dans Syndrome Alice (hors-série n°31 de Rock&Folk, 2015), Eric Delsart présente une pop qui s'est réinventée autour de thématiques enfantines (mais pas puériles), bien plus passionnantes et riches que la plupart des interprétations mystiques du LSD à base de méditation transcendantale et de mantras (sic).
Quasi-inventeur de la psychédélia comme retour à l'enfance/innocence, Syd Barrett utilisa, dans ses chansons, l'imagerie de Lewis Caroll, C.S. Lewis, Beatrix Potter et J.R.R. Tolkien.
Citant explicitement The Wind in the Willows de Kenneth Grahame (1908) pour le titre du premier album de Pink Floyd.
Autres exemples,
The Jungle Book de Rudyard Kipling (1894) :
Peter and Wendy de J.M. Barrie (1911) :
Quant aux contes, le recueil le plus influent fut évidemment Kinder- und Hausmärchen de Jacob & Wilhelm Grimm (1812-1858).
De l'autre côté de l’Atlantique, les sonorités sont plus bluesy et country, et moins lysergiques.
The Wonderful Wizard of Oz de L. Frank Baum (1900)
Les pochettes de disques poursuivirent la révolution psychédélique graphique des affiches, revisitant tous les styles et tous les genres, mélangeant allègrement le pop art, les déformations photographiques sur fond de couleurs éclatantes, l'art nouveau l’expressionnisme, ...
Comme pour les posters, prédominent les visions fantasmagoriques et l'omniprésence de la nature idéalisée à travers des lianes, les fleurs, les feuilles.
Évidemment l’influence de l'Art Nouveau ne s'est pas exercée que dans un seul genre musical.
Et à l'instar des posters, la production de pochettes liées au psychédélisme ne s'est pas arrêtée à un seul courant picturale. Comme ici avec du Gustave Doré et William Blake :
Évocation rapide des influences de la musique classique dans le psychédélique.
A partir de 1966, il y a eu évidemment la « baroque pop » avec ses chansons arrangées avec soin, incorporant des styles de composition classiques (mélodies contrapuntiques et harmonies fonctionnels) et ses instruments (clavecin, hautbois, cor, cordes).
Dans son article Free Your Mind and Feed Your Head: How Psychedelia Went Prog (2016), Joe Banks rappelle qu'un schisme décisif a eu lieu à la fin des années 60 des deux côtés de l'Atlantique, autour d'un besoin de retour à aux racines. Des groupes psyché américains adoptèrent un son plus influencé par la country et le folk, alors que pour des homologues britanniques renouer avec le passé consistait à mélanger compétences techniques et traditions musicales européennes, classiques et ecclésiastique.
Des grecs :
Avec tout de même quelques américains :
L'exploitation de cet héritage culturel ouvrit la porte du psychédélisme vers le progressif.
En effet, outre son effet sur le son la révolution psychédélique a promu l'idée que le rock pouvait être une discipline sérieuse. (...) Le prog magnifiât cette tendance, chez les groupes et leurs fans. (...) Au mieux, cela produisait une musique excitante qui n’avait pas peur de défier son public, tant sur le plan intellectuel que dans ses compositions ; au pire, un climat de snobisme et de supériorité où la pop à singles était méprisée, reproduisant l'attitude dont le rock avait été victime quelques années auparavant.
Si les groupes psyché avaient cherché à offrir une expérience immersive, à l'aide de projections et de drogues, faire tripper ou élargir les consciences, le prog croyait au pouvoir du spectacle, voulait capter l'attention et impresssioner.
Avec les emportements du prog, son culte de la virtuosité, les « boring old fats » dénoncés par les punks, il en résulta une disparition quasi totale du sentiment d'une spécificité de la culture jeune, ou d'une tradition qui traversait le rock et incluait ses formes populaires les plus commerciales.
Note : le titre de la note est une allusion à la compilation éponyme sorti en 2008 chez Sony Classical.
Un soupçon de vérité est joliment illustré par deux groupes homonymes, un londonien et un angelenos.
versus
Les groupes britanniques prenant ses repères des Beatles etles groupes américains des Beats.
Evidemment cette idée dichotomie de part et d'autre de l'Atlantique ne tient pas totalement la route. Le critique propose même nombreux contre-exemples issus de la scène californienne :
Béatitude façonnée par la production.
Immersions dans des bizarreries de studio.
Blues cristallisé.
Mais finalement, le psyché a toujours un peu plus de « pop ».
Note sur l'influence de la musique du sous-continent indien dans le psychédélique.
La musique classique hindustani a tout d'abord infusé le jazz modaldans les années 50.
Certains musiciens indiens, comme Ravi Shankar et Ali Akbar Khan, connurent une notoriété internationale en Occident dans les années 60 et devinrent une référence pour les rockeurs psychédéliques. Ces derniers furent les premiers à en populariser les instruments (sitar, tambura, tabla) dans un contexte pop, s'appropriant également les éléments compositionnels du raga, comme les bourdons, l'harmonie modale, les rythmiqueset les thématiques liées au mysticisme et à la symbolique religieuse.
"It is strange to see pop musicians with sitars. I was confused at first. It had so little to do with our classical music. When George Harrison came to me, I didn’t know what to think, but I found he really wanted to learn. I never thought our meeting would cause such an explosion, that Indian music would suddenly appear on the pop scene. It’s peculiar, but out of this, a real interest is growing." Ravi Shankar
L'étiquette « raga rock », tenté par le publicitaire des Byrds en 1966, devint un descriptif pour toute chanson évoquant une ambiance indienne ou orientale.
Dans A Republic of Mind and Spirit: A Cultural History of American Metaphysical Religion (2008), Catherine L. Albanses invente le terme d' « Asie métaphysique » pour décrire la synthèse particulière qui est née de cette rencontre prolongée et résultant dans la réinvention de l’Asie du Sud et de l’Est selon les catégories métaphysiques américanisées :
une préoccupation de l'esprit et de ses pouvoirs
une prédisposition à l'ancienne théorie cosmologique de la correspondance entre les mondes
une pensée en terme de mouvement et énergie
un désir de salut compris comme réconfort, thérapie et guérison
Le transcendantalisme avait préalablement grandement contribué aux stéréotypes new age sur l'Asie, avec la dichotomie entre un Occident matérialiste et un Orient spirituel. Ainsi, très rapidement, l'expérimentation par des apports musicaux extra-européens céda la place à la capitalisation d'un signifiant sûr. Et les sonorités indiennes devinrent LE cliché de la musique trippante pour hippies.
Lorsqu'il est utilisé pour qualifier de la musique, l'adjectif « psychédélique » renvoie à la contre-culture sixties et son utilisation de psychotropes pour expérimenter hallucinations, synesthésie et états de conscience altérée.
Par extension, le terme désigne évidemment les œuvres sonores rappelant ou simulant les distorsions psycho-sensorielles provoquées par ces drogues. Majoritairement cannabis, LSD et mescaline.
Pourtant, en élargissant le spectres des substances et des styles, nous trouvons facilement d'autres témoignages d'effets de la chimie sur le psychisme et les compositions de musiciens. Bien que le terme « psychédélique » n'y soit jamais associé.
En vrac et non exhaustivement :
le bebop avec l'extase violente et orgasmique de l'héroïne
la beat music, puis le punk, avec l'accélération hyperexcitante des amphétamines.
le reggae et le dub avec la distanciation anxiolytique de la ganja
le disco avec le sentiment d'invulnérabilité anesthésié de la cocaïne
l'acid house et la rave music avec la désinhibition entactogène de l'ecstasy
le romantisme avec les rêveries profondes de l'opium.
Le psyché ne fit clairement pas exception dans la domination des musiques rock et folk par des musiciens masculins, reléguant leurs homologues féminines au rôle quasi exclusif de chanteuses.
Dans The Sex Revolts: Gender, Rebellion and Rock'N'Roll (1996), Simon Reynolds et Joy Press expliquent, qu'à l'instar de ses ancêtres, romantisme et dada, le psychédélisme se méfiait de la logique masculine et proposait de cultiver la réceptivité et le flux 'féminins'.
Or les représentations idéalisées de la femme et de la féminité de la contre-culture sixties se manifestèrent régulièrement sous deux formes : un mysticisme cosmique et/ou océanique, ou une vénération de Mère Nature. Soit une conception ne s'éloignant pas trop des stéréotypes sexistes constituant le genre féminin : émotion, vulnérabilité, attention et maternité.
Les interprètes cultivèrent alors plusieurs archétypes de chanteuses hippies, articulés autour de deux axes originaux :
la révolte sexuelle et émotionnelle, à la recherche d'une force sauvage féminine différente mais équivalente à la masculine
le jugement sévère tantôt froid tantôt matriarcal des mauvaises manières des hommes
En voici quelques exemples :
Et voici un des premiers groupes de rock exclusivement féminins, qui contrairement aux formations mixtes ci-dessus, n'eut aucun contrat discographique à l'époque.