Affichage des articles dont le libellé est synthedelia. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est synthedelia. Afficher tous les articles

09/02/2026

Racines avant-garde du Psyché

Note sur l'influence des musiques modernes avant-gardistes dans le psychédélique.

Après avoir évoqué les racines jazz et indiennes, il convient maintenant de citer quelques courants de musiques dites « savantes » ou « contemporaines », qui ont offert au psyché une certaine technologie au service du dérèglement des sens.

Des musiques concrète et électroacoustique : enregistrements environnementaux, montages sur bande magnétique et bruits utilisés en studio pour créer de nouveaux paysages sonores.

Des musiques minimaliste et électronique : compositions basées sur des boucles hypnotiques et des motifs répétitifs pour rappeler la trance.

Quelques noms cités par les Beatles, Beach Boys, Pink Floyd, Soft Machine ou encore Frank Zappa :

 

Dans cette interview,  Philippe Robert propose une intéressante analogie :

Dans le cinéma, les frères Lumière et Méliès ont chacun ouvert une voie : les premiers, celle de la prose et donc d’un certain réalisme ; le second, celle de la poésie, de la magie. De la même manière, tu peux raconter la musique du XXe siècle en partant des enregistrements de terrain des Lomax (ils seraient les Lumière de la musique) et de L’Art des bruits futuriste de Russolo (un équivalent de Méliès en quelque sorte) : les premiers débouchent sur l’idée de « singer-songwriter » chère au folk-rock ; le second sur les musiques psychédéliques abstraites, électroacoustiques, industrielles, etc. 

Voir également la note sur la musique électronique et psyché de la fin des années 60.


Sources / pour aller plus loin :

Edwin Pouncey, Fables of the deconstruction (1999)
Philippe Robert, Musiques expérimentales (2014)
David Rassent,
 Rock psychédélique (2017)

20/01/2023

Synthedelia

Note sur la musique électronique et psyché de la fin des années 60.


Dès les années 50, la musique électroacoustique et les bandes originales de films s'étaient aventurées vers le futurisme et le cosmique.



Divers groupes de la décennie suivante, en pleine ère acide, embrassèrent les synthétiseurs et les techniques de manipulation de bande chères à la musique concrète.









Leur approche commune de l’électronique était abstraite et sonore, utilisant souvent des instruments faits main. Contrairement à la plupart des premières utilisations de synthés dans le rock d'alors, il ne s'agit pas uniquement d'ajouts décoratifs mais des incorporations au sein même des compositions ou des jams.

Simon Reynolds nomme tout cela « synthedelia », un moment perdu de l'amour pour le synthé modulaire dans la musique rock, surtout nord-américaine, qui malheureusement a dépéri au lieu de s'épanouir comme chez ses correspondants allemands.

Sources : 

Benoit Sabatier, Le Synthé Débridé (2015)